Présentation

Présentation
Salut !

Comme vous avez pu le lire dans la présentation du blog, je suis la webmiss d'un blog où on peut trouver une fic' Drago/Hermione appelée « Un beau bal à Poudlard, des beaux... ». Cette fic' en est à son 13° chapitre.

Mais sur ce blog, l'histoire est appee « Le surprendre ». Cette histoire sera plus sombre que la pdente, et on pourra y trouver des snes plus « osées » (pour les plus jeunes, je mettrai des avertissement aux chapitres concernés). Le cadre de cette histoire est Poudlard, durant la septième année des nos héros favoris. Je prends en compte le sixième tome des aventures de notre sorcier préféré. L'histoire pourra être racontée par des extraits du journal intime d'Hermione, des récits à la première personne des pensées des personnages ou encore des flash-back et des cits en troisième personne.

Les articles seront illustrés d'images trouvées sur Internet, montages ou fanarts, et j'indiquerai lorsque c'est possible par un lien l'endroit où elles sont trouvées. Je pourrai faire des montages de différents fanarts, ce qui entraînera sûrement des modifications d'images, et j'espère que les créateurs de ces ½uvres de ne vont pas se formaliser.

Bien sûr, tous les personnages, lieux et objets que vous reconnaîtrez sont l'½uvre et la propriété de JK Rowling (I love this woman !).

Enfin, un point sur lequel j'ai déjà des problèmes sur l'autre blog que je fais : les com's. Je voudrais que ceux qui passent me laissent des commentaires, ne serait-ce que pour dire qu'ils ont ou n'ont pas aimé, même uniquement sur le dernier article posté, mais par pitié, laissez des com's ! C'est toujours très frustrant de découvrir comme ça m'est arrivé une fois qu'on a 37 visites et pas un seul com' !!!

En tout cas, merci d'être là et bonne lecture !

# Enviado el domingo 15 de abril de 2007 11:51

Résumé

Résumé
Coucou !

C'est encore moi ! Voilà, je me suis dis que ça serait mieux de faire un résumé de mon histoire, comme ça vous saurez de quoi elle parle (et ça permettra aussi de faire un premier tri de lecteurs indésirables lol) !

Bon, alooooooooooors, les personnages principaux seront Drago, Hermione, Voldemort et Harry. Le fanart illustration montre assez bien le résumé de l'histoire, que j'ai écrit especially for you !



Poudlard connaît des heures très sombres... Malefoy a pris possession du château et les élèves autres que Serpentards sont terrifiés, Harry et Ron sont partis à la chasse aux Horcruxes sans Hermione,... Les forces se mettent en place, la plus grande bataille que le monde ait jamais connue va bientôt éclater. Au centre du tumulte, une jeune fille à crinière de lionne. Elle ne sait pas encore que les sorciers les plus puissants du monde vont bientôt se battre pour elle.

Par ambition......
Par amitié......
Par amour......


Tom Jedusor, Lord Voldemort......
Harry Potter, Le Survivant......
Drago Malefoy, Le Prince des Serpents......


Ils vont se battre pour elle,

Hermione Granger...

# Enviado el domingo 15 de abril de 2007 11:54

Chapitre I : Une rentrée mouvementée

Chapitre I : Une rentrée mouvementée
Cher journal,

Je ne sais pas par où commencer. Cette nouvelle année s'annonce si dfférente de ce que j'avais prévu. Les dernières semaines me reviennent en tête, depuis la mort du plus grand sorcier de tous les temps jusqu'à il y a quelques instants, à mon retour à Poudlard. Après la mort de Dumbledore, je pensais que j'allais partir à la chasse aux Horcruxes avec Harry et Ron. Le trio Griffondor, réuni pour le pire et le meilleur. Je n'oublierai jamais ce matin, ce matin où tous mes espoirs se sont retrouvés brisés.

Je m'étais réveillée dans la chambre de Ginny, au Terrier, comme tous les matins depuis deux semaines. J'avais fait ma toilette et je m'étais habillée. J'étais fière de mon reflet dans le miroir. Mes cheveux disciplinés par la magie retombaient en boucles bien formées sur mes épaules. J'étais vraiment jolie, ce matin là. J'étais ensuite descendue pour prendre mon petit déjeuner. J'avais tout de suite compris. Ni le Bossdur 5 de Ron, ni l'Éclair de Feu de Harry ne se trouvaient là. Le ciel s'est effondré. Comment avaient-ils pu me faire ça ? Comment pouvaient-ils être partis sans moi ? Soit disant pour me protéger. Mais ce qui était fait était fait, et je n'y pouvais rien. Ma meilleure amie, Ginny, est la seule qui m'a comprise. Sûrement même qu'elle a souffert plus que moi, elle qui a perdu à la fois son frère et son petit ami. Moi, égoïstement, je n'ai vu que ma propre détresse.

J'ai ensuite tenté de partir, de quitter ce monde, après l'autre terrible coup qui m'a abattue, après avoir appris que j'étais orpheline. Je m'en suis sortie. Apparemment, je devais continuer à vivre. Intérieurement, j'ai été soulagée de ne pas mourir. Si j'avais su ! Après ma tentative de suicide, je suis restée au Terrier jusqu'à la mi-novembre, sous la surveillance sévère, inquiète mais maternelle, de Molly. Elle est ma seule famille, depuis la mort de mes parents lors d'une descente de Mangemorts.

Je suis ensuite partie pour Poudlard, avec autorisation spéciale de la nouvelle directrice de l'école, le professeur MacGonagall. J'ai compris dès que j'ai posé le pied dans le hall que quelque chose avait changé. La directrice avait l'air fatiguée, plus vieille et plus courbée que je ne l'avais jamais vue. Elle m'a indiqué le chemin du dortoir des préfets en chef, où j'allais devoir loger. Ah, je ne t'ai pas dit que Malefoy était mon homologue masculin ? Eh oui, n'étant pas directement impliqué dans le meurtre de Dumbledore et faute de preuves de sa culpabilité dans l'intrusion des Mangemorts à Poudlard, il a été relâché. Harry a eu beau batailler, son témoignage n'a pas été pris en compte. Il faut dire que Scrimgeour n'a plus du tout la situation en main. Lorsque le professeur MacGonagall m'a laissée devant le tableau qui marquait l'entrée de mon dortoir, je n'imaginais pas du tout ce que j'allais trouver derrière.

La première chose qui m'a frappée au moment où je suis entrée, c'est le bruit : musique techno à fond et rires, hurlements et gloussements en tous genres. La deuxième chose, c'est le monde : garçons et filles en grand, en très grand nombre. À moins de totalement me tromper, je venais d'arriver en plein milieu d'une soirée de Serpentards. Me faufilant entre les filles à surexcitées et les garçons enfiévrés, j'ai pu parvenir à l'extérieur de la pièce, loin de la piste de danse improvisée. Ce que j'ai vu m'a coupé le souffle. Ce n'était pas une boum, c'était une rave ! J'ai pu apercevoir de loin une grande porte de bois rouge, ornée d'une tête de lion : c'était sans doute ma chambre. Mais le seul moyen de l'atteindre, c'était de traverser la foule. Prenant une grande inspiration, j'ai « replongé ». Les danseurs ont continué de bouger comme si je n'étais pas là. Il faut dire que je n'avais pas mis mon uniforme de Griffondor, heureusement pour moi ! Mon jean et mon chemisier passaient inaperçus ici. Soudain, je suis rentrée dans quelqu'un. Des cheveux blonds. Un air surpris, vite évacué par un sourire narquois et cruel. Des yeux d'acier. « Oh non. » résume assez bien mes pensées en cet instant.
« Granger. » La musique s'est arrêtée.
« Malefoy. » Tout le monde nous a regardé.
Mon pire ennemi a regardé autour de lui. « Il ne me semble pas avoir ordonné qu'on arrête la musique. La fête continue ! »
Rectification. Mon pire ennemi plus arrogant que jamais. Je ne pouvais pas mieux tomber. Après un moment de flottement, la fête a repris comme si de rien n'était.
« Tu ne pouvais pas rester chez toi ? interrogea Malefoy.
- Moi aussi je suis consternée de te revoir, Malefoy.
- On peut savoir ce que tu avais ?
- Non, on ne peut pas savoir, répondis-je froidement.
- Bof, ce n'est pas que ça m'intéresse.
- Alors pourquoi tu poses la question ? »

À ma grande surprise, il a éclaté de rire, comme si je venais de lui sortir une bonne blague. Sauf qu'un Malefoy ne rit jamais. Ça, ça m'a vraiment inquiétée. Plus que ses remarques désagréables, dont j'ai finalement l'habitude.

« Tu comprendras bien assez tôt que Poudlard n'est plus régi par les mêmes règles. Et dès demain,... » Je déteste les phrases en suspension. Sans finir la sienne, il s'est détournée et est reparti s'asseoir dans un « trône » tendu de velours vert, afin de « surveiller », en bon prince de Serpentard, ces sujets. En le voyant, j'ai eu envie de lui mettre une bonne baffe, comme il y a 4 ans, mais j'ai fait demi-tour : attaquer Malefoy dans une pièce pleine de Serpentards n'est pas une chose très prudente, surtout quand on s'appelle Hermione Granger, qu'on est la chouchoute de la majorité des profs et une « sang impur » notoire.

Dans quoi ai-je donc mis les pieds ? C'est ce que je me suis dis, en partant vers ma chambre. Sans prendre le temps d'admirer le décor, je me suis assise à mon bureau pour écrire ceci, avant de me mettre rapidement en pyjama, de me glisser dans mon lit, de fermer le porte par magie... et de jeter un sort d'insonorité pour ne pas entendre la musique.


Images du montage : hermione et drago

# Enviado el lunes 16 de abril de 2007 08:13

Modificado el viernes 11 de julio de 2008 09:04

Chapitre II : Magie noire à Poudlard

Chapitre II : Magie noire à Poudlard
Cher journal,

Cette fois, c'est sûr, Poudlard court à sa perte. Si seulement Harry et Ron étaient là, je supporterais mieux tous ces événements ! Mais au fond, il vaut peut-être mieux pour eux qu'ils ne voient pas dans quels abysses l'école est tombée ! Je suis tellement en colère ! Je ne sais pas par où commencer. Oh mon Dieu ! Je me mets à pleurer. C'est d'avoir parler des garçons qui me fait ça : je peux presque entendre leur voix me dire en riant de commencer par le commencement. Bon, je respire, et je suis ce conseil.

Lorsque je me suis réveillée ce matin, il était encore tôt. J'ai enfin pu voir ma chambre. Et crois-moi, c'est magnifique ! Les murs sont d'un doré très pâle, avec des frises rouge pourpre ornées de lions dorés. Je dors dans un lit à baldaquins de velours rouge, en bois de chêne. La moquette est épaisse et moelleuse à souhait, dans un rouge profond. Devant mon lit se trouve un tapis doré et rouge sous un grand coffre de chêne sculpté d'arabesques. Dedans, j'ai installé mes affaires de classe, et j'ai découvert un double fond dans lequel te cacher. Le reste du mobilier se compose d'une armoire où j'ai rangé mes vêtements, d'une coiffeuse où j'ai placé mes quelques produits de beauté et d'un bureau, le tout en chêne massif. Des poufs rouges et une table basse en bois, elle aussi, forment un petit « coin salon ». J'ai pris mes affaires de toilettes, mon uniforme et je suis sortie pour aller dans la salle de bain, directement par une porte de ma chambre, rouge, ornée d'une baignoire dorée, ce qui m'indique où elle mène. La salle de bain est entièrement dans des tons de marbre blanc. La baignoire (ou plutôt la piscine !) est de couleur argent, tout comme les nombreux lavabos. Malgré la tentation, j'ai décidé de ne pas prendre de bain mais une douche rapide, dans un coin de la pièce prévu à cet effet. Ma toilette finie, j'ai enfilé mon uniforme (pantalon et cape noirs, chemise blanche et cravate rouge et or), puis me suis coiffée devant un des miroirs. Eh bien, crois le ou non, mais il m'a parlé. Qui ça ? Ben, le miroir ! Si, si, il m'a parlé. D'abord j'ai vu un léger brouillard, puis cette fumée a formé un visage qui s'est mis à papoter, me disant qu'il était ravi de faire ma connaissance, qu'il commençait à s'ennuyer avec « l'autre serpent » (soudain il m'est apparu très sympathique), et qu'il n'aurait jamais espéré que la deuxième préfète en chef soit une aussi « charmante jeune fille » (là, je n'ai pas pu résister). Enfin, j'ai pu en placer une, pour lui dire que j'étais tout aussi charmée mais que j'avais du travail.

Quand je suis sortie, j'étais dans le salon. Là, j'ai failli vomir : ça empestait encore la bièraubeurre à forte dose et la sueur. Un sort de nettoyage n'a pas été pas de trop, et j'ai enfin vu la pièce, toute dans des tons noirs (la neutralité entre Serpentards et Griffondors, sans doute !). Un bon feu flambait dans la grande cheminée de marbre noir. Des ronflements s'échappaient de derrière une porte verte entrouverte et ornée d'un serpent d'argent : l'antre de mon détestable colocataire. Poussant un soupire, j'ai refermé la porte : si en plus il fallait lui apprendre la politesse, ma dernière année ne serait pas de tout repos ! Je suis sortie des appartements des préfets en chef, heureuse d'avance de retrouver mes marques, même si mes meilleurs amis ne se trouvaient pas avec moi. Dès que j'ai passé le tableau, ma vie a basculé.

Rien n'aurait pu me préparer à ce qui m'attendait de l'autre côté. Pas le moindre rire, bruit de course dans les couloirs ou jurons d'élèves en retard. L'atmosphère semblait tendue. Les élèves marchaient tête baissée, traînant les pieds. J'ai cligné plusieurs fois des yeux, pour vérifier que je ne rêvais pas. Cette vision ne ressemblait en rien au Poudlard d'il y a seulement quelques mois. Que s'était-il passé ? Au bout de quelques minutes de déambulation, j'avais repéré deux types d'élèves : certains avançaient fièrement, d'une démarche de conquérant que j'était sûre d'avoir déjà vue quelque part ; tandis que d'autres se comportaient comme des enfants punis, craintifs et honteux. Je ne voyais pas ce qui produisait cette différence de comportement. Soudain, j'ai réalisé : les « conquérants » étaient tous des Serpentards, et les autres des Griffondors, des Serdaigles ou des Poufsouffles. Une « illumination » m'a alors frappée : cette attitude conquérante, c'était celle de Malefoy en deuxième année, lorsqu'il se comportait en propriétaire du château. Un doute s'est alors immiscé dans mon esprit. J'entendais encore la voix de la fouine retentir dans mes oreilles. « Tu comprendras bien assez tôt que Poudlard n'est plus régi par les mêmes règles. ». Elle se répétait, répétait, répétait, laissant place à une certitude. Ginny. Il fallait que je trouve Ginny.

J'ai couru jusqu'au dortoir des Griffondors et demandé le mot de passe à Colin (Colin, auparavant si joyeux, maintenant morose). « Ginny ! » ai-je crié en montant les escaliers du dortoir des filles. En haut, je suis restée pétrifiée. « Impossible. C'est impossible. ». J'ai eu beau regarder partout, il fallait se rendre à l'évidence : ni la valise, ni les affaires de la rouquine n'étaient là. Je suis descendue à toute allure, affolée comme je ne l'avais jamais été. Soudain, un mot a retenu mon attention. J'ai interpellé les deux sixièmes années que j'avais entendues. « Comment ? Qu'avez-vous dit ? ». Elles m'ont regardé, affolées, mais l'une d'elles a rassuré l'autre :
« C'est bon, ce n'est pas une serpent.
- Non ! me suis-je exclamée, choquée. Jamais de la vie ! Je voulais juste savoir ce que vous disiez.
- Pourquoi ? a demandé avec méfiance la première, une blonde au teint très pâle.
- Parce qu'il me semble avoir entendu le nom de Ginny Weasley, et que je la cherche. Je m'appelle Hermione Granger.
- Oh, c'est toi Hermione ?
- Oui. Où est Ginny ? ai-je interrogé.
- Eh bien... a commencé la deuxième fille, une petite brune, l'air gêné.
- Elle n'est plus là. Elle est partie il y a bien un mois, a achevé la blonde à sa place.
- Mais, ai-je suffoqué. Ses lettres...
- Elle m'a demandé de les écrire pour elle, a expliqué la brune. Elle ne voulait pas que sa mère sache qu'elle s'était enfuie à cause de ce qui se passe ici. De tout manière, personne ne peut rien pour nous.
- Et, me suis-je repris, tu sais où elle est ?
- Non, mais elle m'a demandé de te dire qu'elle s'était mise en chasse. Je ne sais pas ce que ça veut dire.
- Moi, si, ai-je murmuré.
- Elle m'a aussi chargée de te dire qu'elle est désolée, mais qu'elle ne supporte plus cet enfer.
- C'est bon, merci. Et... vous pouvez m'expliquer ce qui se passe à Poudlard ? »
Elles m'ont regardé avec des mines terrifiées, et m'ont fait signe de les suivre. Elles m'ont emmenée dans le dortoir des Griffondors (filles, bien entendu).
« C'est le seul endroit à peu près sûr, m'a expliqué la deuxième jeune fille, dont je devais apprendre au cours de la discussion qu'elle s'appelait Julia.
- Sûr de quoi ?
- Eh bien, je vais essayé de t'expliquer ça le plus clairement possible, a énoncé la blonde, dénommée Sara. À la rentrée, la majorité des profs étaient absents, morts, avaient trahi, démissionné ou s'étaient engagés dans l'Ordre (ce qui revient au même, vu leur taux de présence). Les profs restants ont décidé de continuer à assurer les cours du mieux qu'ils pouvaient. Seulement, profitant de la situation, les Serpentards et leur « prince » Malefoy (ton méprisant et moue dégoûtée) ont pris possession du château, pour ainsi dire. Ils se comportent en rois, en propriétaires. On ne peut rien dire ou faire contre eux, sinon les représailles sont féroce – et je sais de quoi je parle -, ajouta-t-elle avec une grimace. Il faut baisser la tête devant eux, leur obéir, s'écarter lorsqu'ils passent. Ils ont recruté des espions dans chaque maison – principalement des premiers ou deuxièmes années, des pauvres gosses qui ont trop peur pour oser se révolter. La grande majorité des septièmes et quelques sixièmes années sont rentrés chez eux dès qu'ils ont compris. Les autres n'ont pas pu partir.
- Le courrier est surveillé, aussi, a repris Julia. Les lettres de Ginny, je les envoie à mon grand frère avec mon nom et ceux de ma famille, et grâce à une plume qu'il a fabriqué, il modifie les données principales et renvoie au Terrier.
- Mais... Personne n'a pensé à se révolter ? Les professeurs ne font rien ? me suis-je étonnée.
- Tu sais, la vieille MacGo' et sympa, mais elle vieillit, a répondu Julia. Elle est toute seule, les autres profs ne bougeront pas le petit doigt – trop peureux pour ça - . Ceux qui restent sont ceux qui n'ont pas voulu s'engager dans l'Ordre ou chez les Mangemorts, bref, les plus ternes, neutres et trouillards imaginables ! Et les élèves, tu penses, il n'y en a pas le quart qui oserait porter la main sur les serpents. J'ai entendu dire qu'il y avait des réunions à la salle sur demande, mais tu penses, si je suis au courant, les serpents le sont aussi. Alors on n'y va pas. Trop risqué. »
Elle a remonté sa manche, et ce que j'ai vu m'a glacé le sang : des brûlures de cigarettes (non, de baguette !) parsemaient son avant-bras. Un haut le c½ur m'a soulevée.
« Tu sais, ça fait moins mal, maintenant, m'a-t-elle dit. Il faut juste que je fasse attention au frottement.
- Comment peut-on faire ça à un être humain ? Comment ?
- Calme-toi, m'a dit Sara. Nous, on est plutôt chanceuses comparé à ce qu'ils font aux sangs de bourbe « déclarés ». D'ailleurs, tu ferais bien de te méfier !
- Merci du conseil. »

Je suis sortie du donjon Griffondor en courant et suis entrée dans mon dortoir avec la ferme intention de dire à Malefoy ma façon de penser, mais le bruit de l'eau m'a appris qu'il se trouvait à la salle de bains. Un vertige m'a alors rappelé que je n'avais rien mangé depuis la veille durant l'après-midi. J'ai pris une pomme dans la coupe de fruits du salon et je me suis barricadée dans ma chambre pour y écrire.

Pourquoi est-ce que le sort s'acharnait à m'arracher tout ce qui comptait pour moi ? Ma maison, détruite dans l'explosion qu'ont provoquée les Mangemorts. Mes parents, tués dans cette même explosion. Harry et Ron, partis sans moi à la chasse aux Horcruxes. Et maintenant, Poudlard, souillé par les horreurs commises entre ses murs ; et Ginny, ma dernière amie, mon dernier rempart entre moi et le désespoir, partie rejoindre ceux qui m'ont abandonnée.

Sans pouvoir me retenir, alors même que j'écris ces mots, je fonds en larmes.


Images du montage : hermione et julia-et-sara (julia et sara sont en fait tirées d'une image de Parvati et Lavande mais je ne savais pas comment avoir une image de deux filles en uniforme de Griffondor, une brune et une blonde, alors...)

# Enviado el martes 17 de abril de 2007 05:39

Modificado el viernes 11 de julio de 2008 09:04

Chapitre III : Explorations clandestines

Chapitre III : Explorations clandestines
Cher journal,

Je te reprends pour te raconter la suite de ma première journée à Poudlard. Lorsque j'ai eu fini de pleurer, je suis sortie de ma chambre, pour tomber nez à nez avec... Je te laisse deviner. Malefoy ? Bravo ! Quelle déduction habile. Eh oui, Malefoy... Malefoy torse nu, ses hanches retenant une serviette vert-de-gris pouvant tomber à tout instant - tiens, je ne savais pas qu'il avait un tatouage magique sur le bras -. Malefoy, le prince des serpents, dans toute sa splendeur : musclé, cheveux mouillés retombant sur le visage. « Wow », c'est ce que j'ai pensé, mot pour mot. Avec le recul, j'espère que je n'avais pas la bouche ouverte comme un poisson hors de l'eau, ça aurait été du dernier ridicule. Si il a été surpris de me voir, il n'en a rien laissé paraître. Par contre, il a clairement perçu mon trouble – pardon, ma surprise (troublée par Malefoy, on aurait tout vu !).

« Tu aimes ce que tu vois, Granger ? a-t-il demandé sournoisement.
- Tu veux vraiment que je te le dise ? ai-je répliqué d'une voix que j'espérais ferme et cassante.
- Oui, je pense. Un peu de franchise et de fraîcheur serait la bienvenue. Quoiqu'en pense mon père, le pouvoir, à la longue, c'est lassant.
- Bien sûr, ai-je ironisé. Pauvre petit dictateur, c'est ça ? Mais si le pouvoir c'est si « lassant », comme tu dis, pourquoi est-ce que tu continues de martyriser les autres élèves ?
- C'est vrai, pourquoi ? a-t-il murmuré d'une voix songeuse, comme si la question mériter une réflexion. Je ne vois pas pourquoi je m'abaisserai à te répondre, sang de bourbe, s'est-il repris. Enfin, une chose est sûre, tu finiras comme les autres. Toi aussi, un jour, tu me lasseras.
- Puisque ma franchise est « rafraîchissante », je peux répondre à ta première question. Ce que je vois me dégoûte. Je savais déjà que tu étais pourri, mais à ce point là... J'hésite entre me barrer et te vomir dessus, mais finalement je pense que je vais rester, pour limiter les dégâts. Saches que jamais je ne finirai comme les autres, jamais. Plutôt mourir ! Enfin, je pense que me tuer ne te causera aucun problème de conscience, à présent. Ça doit être la seule chose qu'il manque à ton palmarès pour parfaire ta panoplie du « Parfait petit Mangemort ». »

Sur ces mots, je l'ai planté là et je suis partie à la bibliothèque. D'après mon emploi du temps, je n'avais que deux heures de cours cet après-midi, alors à quoi bon rester dans les couloirs ou dans ma chambre. Un instant j'ai pensé aller à la tour des Griffondors, mais ça allait immanquablement me rappeler des souvenirs de Harry, Ron et Ginny. Les livres avaient été mes seuls compagnons entre cinq et onze ans, il était temps qu'ils reprennent leur place dans ma vie. Je suis arrivée à la bibliothèque, mais deux gorilles de Serpentard gardaient la porte. Lorsque je leur ai demandé de me laisser passer, ils m'ont craché à la figure que les livres étaient réservés aux Serpentards. Quel gâchis !

J'ai failli leur répliquer que ça ne servait à rien, les serpents ne sachant pas lire, mais je me suis soudain souvenue d'un passage secret découvert par Ginny et menant justement à la bibliothèque. Sans mot dire, j'ai fait demi-tour et j'ai pris le passage, partant d'un tableau, représentant un paysage d'été, et menant à une armoire à livre vide et fermée à clefs de l'extérieur. Arrivant dans l'armoire, j'ai tiré de sous mon chemisier une chaîne en argent où pendait une vieille clef rouillée. C'est Harry qui l'avait dérobée pour moi chez Rusard à l'aide de sa cape d'invisibilité, afin de me permettre de me rendre dans la bibliothèque la nuit. Songeant aux risques qu'il avait pris et à Ginny qui avait découvert le passage, les larmes me sont montées aux yeux. Je les ai essuyées rageusement : leurs efforts n'avaient pas été vains, puisqu'ils me permettaient aujourd'hui de résister à ma manière. Ouvrant doucement la porte, qui a grincé légèrement, je me suis glissée dans la pièce. À l'aide de ma baguette, j'ai huilé les gonds de la porte pour être plus discrète la prochaine fois. La pièce sentait la poussière : visiblement, personne n'était venu ici depuis un moment. La salle, autrefois si chaleureuse, paraissait maintenant sordide et abandonnée. Un élève avait même laissé un livre sur une table, avec à côté une feuille de parchemin couverte de notes. J'ai rangé le livre soigneusement. En un sens, cette salle vide me rassurait : pas de risque de mauvaises surprise, ainsi ! J'ai choisi deux livres, que j'ai glissés dans mon sac. Soudain, des bruits feutrés ont retenti derrière moi. Je me suis retournée rapidement... avant d'éclater de rire. « Pattenrond ! ». Mon chat venait d'arriver par le passage secret. Je l'ai caressé, puis je suis ensuite repartie par le même chemin qu'à l'aller. Puis je suis sortie dans le parc : apparemment, c'était avec les dortoirs un des seuls endroit où on était à peu près libre. Je me suis dirigée vers la forêt interdite, pour aller m'installer entre la forêt et le lac, dans un endroit où je pouvais être sûre d'être tranquille, étant invisible depuis le parc du château. Je me suis plongée dans la lecture, m'offrant un moment de liberté, loin des horreurs de Malefoy.
Tout à coup, je me suis souvenue des paroles de la fouine. « Enfin, une chose est sûre, tu finiras comme les autres. Toi aussi, un jour, tu me lasseras. ». Une idée a fait jour dans mon esprit. « Tu me lasseras. ». Si je voulais survivre, il fallait ne jamais le lasser. Autrement dit, toujours le surprendre. Le surprendre. Qu'est-ce qui pourrait bien le surprendre ? L'idée a continué son chemin, jusqu'à ce que je trouve. Mes deux heures de cours de l'après-midi étaient de l'astronomie, assurée par le professeur Sinistra. Aucune importance, je pouvais les rattraper dans les livres. J'ai alors cru entendre la voix de Ron retentir dans mon esprit. « La studieuse Hermione Granger envisagerait-elle de sécher les cours ? ». J'ai souri. Il était temps que moi aussi, je résiste contre les Mangemorts (ou, en l'occurrence, leurs enfants). Tranquillement, je me suis replongée dans ma lecture : j'avais toute une matinée pour ça, l'après midi serait consacré à l'exécution de la première partie de mon plan. Malefoy n'avait qu'à bien se tenir !

Lorsque j'ai fini mon livre, il était midi. Parfait. Je suis retournée au château. Tout le monde mangeait, il n'y avait personne dans les couloirs. Je suis entrée dans mon dortoir, ai caché mes livres dans le double fond de mon coffre, ai grignoté un sandwich vite fait avec ma baguette et ai écrit ceci. La suite bientôt ! Je t'expliquerai mon plan la prochaine fois !

Images du montage : hermione et drago

# Enviado el martes 17 de abril de 2007 05:53

Modificado el viernes 11 de julio de 2008 09:03